Cet accord entre SpiralFrog et Universal Music est complètement inédit et a été révélé hier par le Financial Times. Les morceaux seront financés complètement par la pub et de nombreuses marques, notamment dans le monde textile telles que Levi's ou Benetton, ont manifesté un très vif intérêt. SpiralFrog entame des discussions avec les autres majors dont Warner, Sony-BMG et EMI. Ce service aura une double vocation : la première sera de se défendre contre le piratage sur Internet en proposant une alternative aux modèles "pirate" ou payant (on compte environ 2.5% de téléchargements légaux - soit plus de 98% d'illégaux). La seconde vocation sera de s'attaquer à l'hégémonie du leader du secteur, c'est à dire le iPod d'Apple qui, dominant près de 80% de ce marché, impose ses tarifs à 0.99 € le titre.

Des problèmes encore en suspend
Ce nouveau service ne fera que relancer la question de l'interopérabilité des plateformes et des baladeurs. C'est une chose normale qu'un même morceau puisse être écouter sur le baladeur numérique de son choix. Au-delà de ceci, quelle forme va prendre la publicité proposée ? Sera-t-on sur de l'affichage à l'écran ? Sera-t-elle diffusée pendant l'écoute du morceau comme sur une radio ? Comment les artistes seront rémunérés ? Comment sera géré le caractère mondial d'internet (ie comment réservé ce service aux seuls Etats-Unis et Canada) ? Le lancement du service est prévu d'ici à décembre selon SpiralFrog, d'ici là nous espérons avoir des précisions sur les différents points soulevés...

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